Sur le Terrain Avec: Ravachols 2.0

 

Pour inaugurer cette nouvelle catégorie qui nous permettra de rencontrer des artistes, des intellectuels ou des personnages du coin, notre équipe est partie à la rencontre des membres du groupe Ravachols 2.0, sorte de synthèse entre l’univers des teufeurs et celui du rock brut. Après un petit voyage en camionnette jusqu’à notre destination, une amienoise en briques rouges, nous allumons le micro dans la cuisine et lançons la discussion. C’est l’occasion d’établir avec eux un panorama de la scène amienoise, de ses bloquages, de ses perspectives, et du parcours du combattant que suivent les artistes locaux.

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Stef, Bastien et Seb: les « Ravachols 2.0 »

Pour commencer, qui êtes vous et quel est votre rôle dans le groupe?
Bastien: Bastien, je suis aux machines, tout ce qui est sampling, synthés, sons découpés par ci par là… On va dire la trame, la structure de base du morceau c’est moi, bien qu’on essaie de composer le plus souvent à trois mais c’est pas toujours évident en répète: faire des boucles, faire arrêter les batteur, repartir, sauvegarder… Sinon je suis d’Amiens moi. Je bosse dans l’éducation depuis déjà un petit moment, avant j’étais animateur.
Stef: Moi c’est Stef, batterie. J’habite à la campagne à 20 bornes d’Amiens. Je suis éducateur aussi, on travaille ensemble avec Bastien!
Seb: Et puis moi je fais de la guitare! Je donne des cours depuis 10 ans à Broc’N’Roll (NDLR: c’est un magasin de musique à Amiens). Avant je jouais dans un groupe de chanson swing-manouche, qui s’appelait Nil1Nilôtr. On est restés ensemble 6 ans, sans batteur, donc ca me bottait bien de rejoindre Ravachols, refaire du rock, mes premiers amours quoi, du gros son bien véner!

Concrètement, comment sont nés les Ravachols 2.0? Vous aviez d’autres groupes avant ca? Quel est, en gros, votre horizon musical?
Bastien: En deux temps on va dire. Ca a commencé en 2008 avec Stéphane. Moi je sortais d’un groupe électro-drum-rock dans lequel j’étais à la batterie: Otobaka ca s’appelait. Steph avait envie de faire un truc avec des machines, du coup il m’a proposé de monter ca. Au départ ca s’appelait Commando Ravachol. On a même pas fait de concerts à deux, juste une petite démo, mais on voulait un guitariste, on était persuadés que ca allait amener quelque chose. Un jour on a rencontré Seb chez Broc’N’Roll et il est venu faire un coup d’essai…
Stef: Et depuis il est toujours en période d’essai… (rires)
Bastien: A trois on est bien! Et puis pas de chant parce qu’on est plutôt musique instrumentale, ca nous permet vraiment de partir dans tous les sens. Le texte il est dans les discours ou les chants qu’on sample à droite à gauche sur internet… Le message vient par là! Pour ce qui est de mon parcours musical à moi, disons que j’ai baigné dans la musique des années 80 étant môme, mais ca a commencé vraiment avec les Bérus, le punk anglais, les Exploited, le rock alternatif, puis le metal. Ma deuxième claque, ca a été l’arrivée de la tek, la free party, la drum n’ bass. Le rock et la tek, c’est mes principales influences.
Stef: Moi quand j’ai commencé la batterie j’avais 18 ans à peu près. J’ai acheté mon premier set à Bastien d’ailleurs! On se connait depuis le lycée (NDLR: tous les membres ont la petite quarantaine). J’ai monté des groupes metal, fusion, punk… Par exemple Notepok dans lequel je joue depuis 15 ans. Je joue aussi dans un groupe beaucoup plus tranquille, pop, jazz, qui s’appelle Sherpa.

Quels sont les influence des Ravachols? Comment définiriez-vous votre son?
Bastien: Moi je dirais de l’électro-rock-n-bass. On est un peu dans la bass music comme il y a toujours un synthé bien gras et des basses infras, mais c’est quand même bien rock. Moi ce qui m’a le plus influencé c’est bien sûr les Bérus, avec ce coté boite à rythme et guitare, tribal quoi. Mais aussi bien les Rage Against the Machine, très 90! La Phaze, dans le délire électro rock aussi. Et récemment, tout ce qui sort de chez Jarring Effects: High Tone, Idem
Stef: Prodigy évidemment! Et Spicy Box! dans les années 90 ils avaient commencé très rock hardcore, et tout à coup, ils sortent un deuxième album électro! Puis un autre encore différent, ca m’a marqué ca.
Seb: JMPZ! Et beaucoup de dub… Mais moi j’écoute pas beaucoup d’électro, à part quand on répète…20170130_184746
Bastien: On ne se donne pas de limites, on essaie d’avoir des couleurs différentes. Autour de moi ca écoute beaucoup de rock et de musique électro, soit du tranquille soit carrément du son de free party. Perso j’écoute aussi beaucoup de musique world, traditionnelle, de la funk…
Stef: Autour de nous ca écoute de tout! La preuve, on peut monter des groupes avec des gens de tous les styles. Même notre public n’a pas de profil vraiment défini en fait.
Bastien: On a joué dans une soirée purement électro à Saint Quentin, ca n’avait pas choqué les gens je crois.

C’est quoi votre processus créatif? Y a t’il des difficultés à composer en groupe ou avec des machines?
Bastien: J’amène au moins une ou deux boucles aux répète pour démarrer une composition. J’utilise des machines Electribe pour les Ravachols. C’est plus simple comme ca, mais des fois ca vient tous ensemble. On commence à jouer et on voit où ca nous mène , mais comme je disais c’est pas évident quand on part de rien. Déjà on a du mal à bien entendre son instrument, à réflechir à ce qu’on fait, on est plus dans l’action que dans la construction. Donc je ramène des bases enregistrées sur ma machine, et le morceau évolue une fois tous les trois. Enfin on finit par le thème, en écoutant des phrases de discours à ajouter, selon la couleur du morceau. L’idée n’est jamais définie auparavant.
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Seb: Sur scène les morceaux peuvent encore évoluer, disons que la structure reste là, inamovible à cause des machines, et ca donne une sorte de ligne rouge, que moi je peux un peu dépasser à la guitare. C’est ce qui me fait kiffer avec ce groupe!
Bastien: Seb a plus de liberté que nous là dessus! Les thèmes reviennent évidemment mais il peut se permettre des variations. Mais comme tout est séquencé, ca donne un filet de sécurité et le morceau retombe toujours sur ses pattes. Bosser avec des machines c’est spécial dans un groupe de rock. C’est super contraignant en un sens, mais ca te porte quand tu es lancé, tu as l’impression d’être pris par une énergie.

Où est ce que vous jouez le plus souvent? Vous avez un local pour répeter?
Bastien: L’année dernière on a pas beaucoup tourné, surtout qu’on a chacun d’autres groupes à coté et notre travail. Mais en général, beaucoup dans la Somme.
Stef: On va dire plutôt la Picardie: on a joué à Compiègne, Saint Quentin… Des fois dans des rades avec 15 personnes. A Albert, à Péronne, à Abbeville…
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Bastien: Les répètes on les fait depuis deux ans à la Cité Carter. Avant on était à La Clara et puis on s’est fait virer par les mecs qui nous sous-louaient le local! On va les citer c’était Your Own Film (Rires). Ils avaient envie de récupérer les lieux, du coup ils nous ont inventé une histoire à la con et nous ont dégagé. Mais on a atterri à la Carter, et finalement c’était un mal pour un bien, car on a rencontré plein de monde!
Stef: Je jouais là bas il y a longtemps, à l’époque où ca s’appelait encore CSC Guynemer. Il y a 40-50 groupes à la semaine, donc quand on y va on rencontre toujours quelqu’un de nouveau. Tout le monde finit par se connaitre là bas.

Y a t’il des groupes locaux que vous aimez ou qui vous ont influencé? Comment se porte la scène rock sur Amiens?
Bastien: Notepok! (Rires). Moi je suis fan depuis toujours, mais c’est vrai que je suis pas très objectif là dessus.

Seb: Taman Shud! C’est du stoner limite metal, franchement bien ca!
Bastien: On peut citer aussi Sycomore, les anciens d’Anorak! Il y a Usé et Headwar aussi… Honnêtement, la scène metal à Amiens a toujours été très fournie, des fois je prend des claques dans des concerts amienois!
Seb: Y’a une bonne scène punk aussi sur Amiens! Et il avait Redfish aussi, c’était bien ca!
Stef: Et Lisaapeur même s’ils sont un peu en stand by en ce moment.
Bastien: Ah oui Redfish Dub Syndrom c’était bien ca, avec la violoniste, le mec de Verlatour, et Greg Tungstène… Mais ca n’existe plus depuis longtemps. De toute façon maintenant, comme ils disaient à l’Assemblée Générale de la Cité Carter « si tu fais pas de l’électro pop, tu joues plus nulle part! « (Rires). Il avait pas tort ce mec.

Avez-vous essayé de vous lier au milieu institutionnel, comme les tremplins, Le Patch, le festival Picardie Mouv’, ou les radios subventionnées comme Radio Campus ou Graf’Hit?
Bastien: Avec Radio Campus Amiens bien sûr, on connait bien Jess en plus (NDLR: la coordinatrice). Notre album tourne dans leur playlist de temps en temps! Il a quinze ans de ca, j’avais une structure, qui s’appelait Playing Factory, et on était dans les démarches de « professionnalisation » et tout ca. Mais à un moment on finissait par ne faire plus que ca, et ca m’a gonflé. On a préferé arrêter. Par exemple organiser des tournées, ca demande beaucoup de temps et c’est pas vraiment gérable avec un travail à côté. Il faudrait être au taquet là dessus tout le temps, et au final la partie où on joue véritablement de la musique se réduit… C’est frustrant, alors on préfère faire ca libérés du stress, des impératifs, des ventes de disques, des rentrées d’argent… Perso, ca m’a vraiment libéré de me recentrer sur la musique. Depuis que c’est plus un « taff », je peux composer des projets plus persos, qui ne verront peut-être même pas le jour, qui sait! Se libérer de la contrainte financière, ca libère aussi la composition, ca c’est sur.
Seb: Le truc c’est que tu vas faire ces démarches là quand tu veux te « professionnaliser » avec ton groupe. Nous c’est pas trop l’objectif, on fait surtout ca pour s’éclater.
Stef: On a tous déjà essayé de se mettre dans ces trucs, mais voilà, le Patch, la Lune, on connait les gens derrière et on sait ce qui marche et ce qui est éliminé…
Bastien: Ouais, c’est un peu les musiques qui vont plaire à beaucoup de monde qui sont mises en avant. Nous on a beau avoir des couleurs assez variées, on a un message qui est quand même marqué, un message politisé, quoi! C’est pas une incitation à la haine, mais c’est un peu un exutoire les Ravachols. C’est tout ce qui nous met en colère, tout ce qu’on ne peut pas dire dans la vie de tous les jours qui sort à travers Ravachols.
Stef: On est pas toujours en colère non plus!
Bastien: C’est vrai. A côté de ca on peut se laisser embarquer dans un morceau planant, plus tranquille, mais toujours avec un message. Par exemple on a un morceau qui s’appelle « Ultimate Fight », et un autre qui s’appelle « Peace and Unity » (Rires). Ca dépend comment on est lunés en fait!
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Justement, parlez-nous un peu du nom Ravachols 2.0?
Bastien: Disons que quand on a commencé, on était plutôt en colère (Rires).
Stef: Commando Ravachol ca faisait pas mal guerrier!
Bastien: Comme on vient du punk avec Stef, Ravachol l’anarchiste c’était une réference évidente. On avait un pote qu’on appelait Ravachol quand on était gamins, un punk aussi. Et un autre ami nous a conseillé de mettre le 2.0 pour le coté électro!425498_274477442624537_1899920178_n

D’ailleurs êtes-vous en lien avec un milieu militant local? La bibliothèque sociale de Merlieux? Le Réveil des Betteraves? Un parti ou un collectif quelconque?
Bastien: Moi je suis les infos, mais être militant c’est un boulot à plein temps. Seb le disait, pour nous c’est un exutoire ce groupe, mais c’est aussi une passion qui occupe notre temps libre. Pour être militant en plus de ca il faudrait deux vies! Et j’ai aussi le sentiment que quand on s’encarte, quand on s ‘engage pour un syndicat par exemple, on se fait récupérer, et je n’ai plus confiance en tout ca. Je le sais bien que c’est problématique, car à un moment donné il faut bien faire quelque chose, mais je suis déjà engagé avec les gens que je cotoie au quotidien.
Seb: Pas de carte de parti!
Stef: Moi non plus, mais bon on est toujours aussi véners.
Bastien: Bon, on a quand même joué pour la CGT à la Fête du Travail il ya deux ans. Mais voila, pour moi, pas besoin de rejoindre un syndicat ou un parti pour s’engager, c’est aussi une question de proximité. Et les Ravachols c’est aussi une manière de communiquer ca, mais après les gens comprennent le message comme ils veulent. Ruffin par exemple (NDLR: le rédacteur en chef du journal Fakir), je respecte ce gars, il a de la rate! Son film est excellent! Mais là il va se frotter à la politique politicienne comme on la connait… 

Depuis l’année dernière, Serge Ayoub (NDLR: une figure du milieu skinhead nationaliste) et un groupe de fidèles se sont installés près de Soissons. Ils ont aménagé une grange à Berzy-le-Sec et y organisent des concerts de RAC (Rock Against Communism).
Etiez-vous au courant? Qu’est ce que ca vous inspire?

Bastien: Je savais qu’il allait passer en procès à Amiens mais ce truc à Soissons là tu me l’apprends! Ca me fait flipper… Qu’est ce qu’on peut faire contre ces mecs là, ces mecs sans cerveau? A part violence contre violence, mais pour quel résultat?
Stef: Il y a des trucs du genre dans la Somme aussi, près de Ham je crois! Tu te ballades dans les campagnes, tu tombes sur certains jeunes qui ont des idées bien arrêtées aussi, si on peut dire! Moi qui vis en campagne depuis une dizaine d’années, je vois des gamins de 16-17 ans à qui je mettrais bien des tartes!
Bastien: Un soir je rentre chez moi, et je vois ce gosse au second étage qui passe la tête par la fenêtre pour crier « les noirs et les arabes je vous encule ». C’est des trucs de dingue à entendre dans la bouche d’un gamin ca!1.-Pretorians1

Selon vous, qu’est ce qui fait que notre région fournit un tel terreau au fascisme et au mouvements nationalistes de tous poils? Le Picard Crew, les White Wolves Klan, la scène techno « gabber-skin » à Chauny, sans parler du score du Front National… Est ce que vous observez cette tendance dans votre entourage?
Bastien: Peut-être que ca rassure juste les gens de trouver un ennemi facile…
Stef: Des gens que je cotoie à la campagne ont des stéréotypes sur les quartiers populaires d’Amiens par exemple, ils ont même peur d’y aller!
Seb: Sincèrement je pense pas que ca soit spécialement propre à cette région. C’est général dans les campagnes, où les jeunes sont livrés à eux mêmes. Tu rejoins ces groupes et tu as des gens avec qui parler, qui t’influencent…
Bastien: C’est dingue surtout ici en Picardie, dans le nord où on a eu la guerre, les Nazis… On dirait que les gens oublient vite! Ils retombent facilement sur des boucs émissaires: les pseudo-assistés, les étrangers, bientôt les homosexuels, les communistes…
Mais regardes, dans la musique par exemple: les fachos arrivent, récupèrent les codes d’une scène existante et se l’approprient! Les premières musiques skinheads c’était du punk avec des paroles racistes ajoutées dessus. Il y a 10 ans les fachos des Pays-Bas et de Belgique ont fait pareil avec la techno gabber. Et c’est la même histoire avec le ska, qui a fini par se scinder entre la tendance « jamaïque » et tendance « skinhead ». Ca sera toujours pareil avec eux. En tous cas dans mon entourage proche je connais pas de gens comme ca.
Seb: Dans ma famille j’ai des bons vieux fachos hein…
Bastien: Ah alors oui, dans ce cas oui (Rires)! On a tous un tonton borné, qui ne réflechit pas trop…20170130_185010

Ca se passe comment pour un groupe amienois qui veut tourner un peu? Vous avez remarqué une évolution ces derniers temps?
Stef: Ca devient très compliqué sur Amiens depuis quelques années. Il y a pas mal de lieux qui ont fermé. Le Grand Wazoo qui organisait un peu de tout par exemple, ou des lieux qui ne peuvent plus rien faire suite à des plaintes de voisins… Depuis 3 ou 4 ans on voit un déclin c’est sur, et qui s’accélère! Et quelle que soit la couleur de la mairie c’est toujours à peu près le même bordel, c’est passé de la gauche à la droite, puis vice versa, sans aucun changement à ce niveau.
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Bastien: C’est simple ici, pour jouer, c’est les bars ou les squats, mais ces derniers ferment aussi! Celui de Place Vogel par exemple, dans lequel il commencait à y avoir des concerts, mais la mairie a décidé que c’était fini. L’Accueil Froid a aussi fermé, puis réouvert. Il a La Clara qui tourne bien encore, il y a des concerts régulièrement. D’ailleurs heureusement qu’ils sont là ces gens, ils font du bon boulot. Ils font venir des groupes de partout, même de l’international. C’est peut être la seule vraie scène underground d’Amiens.
A part ca il y a quelques cafés, et la Lune! Mais la Lune comme on disait, si t’es pas dans le « dispositif »…

Seb: Voilà, faut être dans le « dispositif ». Les groupes amateurs ont pas vraiment l’occasion d’aller jouer là bas.
Bastien: Et c’était pas le cas il y a 10 ans! Aujourd’hui il faut être « professionnel ». Pas de pari, aucun risque, ils veulent surement une salle pleine tous les soirs. Et de temps en temps il y a une exception!
Seb: Même à l’époque, les festivals metal c’était pas une programmation de l’équipe de la Lune mais des assos extérieures qui organisaient ca.
Bastien: C’est quand même dommage, la Lune c’est un endroit mythique, l’acoustique est bonne là bas et ca fait partie de l’histoire d’Amiens un peu! Bon mais il y a la Cité Carter! Ils te mettent à disposition l’ingé-son, les lumières, et tu peux organiser un concert facilement là bas. C’est leur politique cette année en tous cas. Cette division entre « les professionnels » et « les autres » ca crée un déséquilibre, ca fausse tout et on ne donne pas leur chance à beaucoup de groupes à cause de ca.

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La Cité Carter

Stef: Pour les bars, il y a la Taverne Elektrik! Ils te filent une enveloppe pour toute la soirée et les groupes se débrouillent entre eux, c’est déjà ca! Le Sombrero, eux, te mettent le lieu à disposition et tu peux te payer avec les entrées, eux se contentent des revenus du bar.
Bastien: A un moment il y avait un projet de salle dans le quartier de la gare, un lieu pour 600 personnes, orienté « musiques actuelles » comme ils disent. Mais ils ont annulé, peut-être que la mairie voulait juste faire peser ca dans la balance pour leur candidature au concours de « Capitale Européenne de la Jeunesse » (NDLR: c’est raté, Amiens n’a pas été retenue). La Briqueterie est en travaux aussi, tiens.

Pour finir quelle est votre actualité? Des concerts ou un album en préparation?
Bastien: On joue le 17 février à la Lune des Pirates (Rires)! Et on commencera à enregistrer notre second album vers avril, il sortira plus tard dans année. Notre premier disque date d’il y a quatre ans déjà. Il y avait 6 titres originaux dessus, et 4 remixs faits par des potes, dont un entièrement a capella! C’est encore dispo sur Soundcloud et en CD.
Stef: On jouera aussi à l’Essertival cet été, le deuxième week-end de juillet. C’est bon esprit là bas, ambiance assez familiale.

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Vous pouvez retrouver la liste des cafés-concerts de la région ici! N’hésitez pas à nous indiquer de nouveaux lieux pour mettre la liste à jour.